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jeudi 1 août 2019

Projet Expé 2021 #4


Projet Expé 2021 #4

Du 11 au 15 juillet se déroulait le quatrième stage du projet Expé du Comité Régional PACA FFCAM.
6 jeunes étaient présents pour ce dernier stage alpinisme puisqu’il a été décidé avec le groupe que le projet se ferait skis au pied.

Jeudi 11, Après quelques soucis de voiture, nous finissons par arriver à La Bérarde où Thibaut nous attend. Les sacs sont de plus en plus opérationnels et malgré le matériel à prendre le poids reste raisonnable.
En route pour le refuge de Temple Ecrins qui va nous servir de camp de base pour les 5 prochains jours.
Après une montée à bon train, on ne change pas ses habitudes, Marie nous accueille très agréablement sur la terrasse du refuge refait à neuf.
Après avoir déchargé notre matériel, on monte au dessus du refuge sur un joli bout de cailloux histoire de revoir le placement des friends et la confection de relais. 


Chacun y va de son essai, certains sont concluants, d’autres demandent à être revus. On fini la journée par grimper une longueur sur ce cailloux assez incroyable. Matias s’offrira le luxe « d’ouvrir » un ligne totalement sur friends. 
 



18h05 il est plus que l’heure de se mettre en route pour arriver à la table du refuge à 18h15, c’est donc en courant sur le sentier qu’on arrivera à l’heure pour ce premier repas.

Vendredi 12 le contrat est simple pour les jeunes : nous amener au sommet du pic Coolidge. Il y a deux cordées de 3, et chacune est suivie par l’un de nous. Choix de l’itinéraire, de l’encordement, des techniques de progression, on repasse tout en revue. Encore une fois, nous sommes satisfaits de les voir progresser avec aisance dans ce terrain. Petit à petit ils prennent de l’expérience et c’est encore l’un des objectifs de ce stage.

 
Le retour au refuge à la mi-journée sera l’occasion de faire une sieste bien méritée et d’aborder la suite de l’aventure. Ils devaient arriver avec des idées pour la suite du projet. Ils bien réfléchi et ont quelques noms de pays à nous proposer mais on est encore loin d’un objectif précis sur lequel on va pouvoir communiquer et chercher des partenaires. Il va y avoir des devoirs de vacances…
Après avoir expérimenté le Loup Garou cet hiver, les jeunes étaient ravis de retrouver un jeu au refuge. Attention villageois tu n’as qu’à bien te tenir.

Samedi 13 on continue à s’acclimater si on peut parler d’acclimatation à cette altitude et on fait une presque grasse matinée (lever 7h30) pour aller traîner nos chaussons dans deux voies du secteur. Matias et Tenzin iront dans « Les fruits de la Passion » après avoir pris le temps de faire quelques parties de Mölki. Ils enchaîneront toutes les longueurs facilement et pour 14h ils seront de retour. Histoire de profiter pleinement de l’après-midi, il est décidé d’aller rééquiper les relais du secteur « Plein sud » sur « Le Bitard »
 
Pendant ce temps là les autres s’en donnent à cœur joie dans « Alice au pays des Merveilles » La ligne est un bon cran au-dessus avec ses longueurs en 6a++ et il faut rajouter quelques protection dans les longueurs, voire au relais. Bon exercice pour Louna, Enzo, Thibaut et Léo. La descente en terrain montagne n’est pas à sous estimer et demandera du temps et de l’attention.
 
 
 

Dimanche 14 on change les voies mais on garde les chaussons. Tenzin et Matias se lancent cette fois dans la TD+ « Les gardiens du temple », ça grimpe vraiment et après avoir enchaîné en tête les première longueurs, les jeunes cèdent la place à Yann pour les dernières longueurs (6b/6c). 


Les quatre autres étaient allés « se promener » dans « Les fruits de la Passion ». Malgré l’ajout d’informations au topo par l’équipe de la veille, ce n’est pas toujours facile de trouver le bon cheminement. Le sens de l’itinéraire ça s’apprend et pour ça il faut passer devant, aller voir de quoi il retourne, se mettre à la place de l’ouvreur pour imaginer le tracé le plus logique.

 
 De retour sur la terrasse du refuge, les jeunes trouvent à s'occuper, entre parties de Molki et construction de cairns, les poules n'ont qu'à bien se tenir.

Pour notre objectif du lendemain on n’aura clairement pas besoin de tout une partie du matériel que nous avons monté au refuge. Il fallait trouver une solution pour le redescendre puisque partant pour une traversée il était bien compliqué de le garder avec nous. Après quelques réflexions du type : on remonte le chercher une fois en bas, on l’emmène finalement avec nous, on s’organise pour le récupérer plus tard….

On saute sur notre super Frog qui quoi qu’il arrive doit descendre ce soir pour lui confier la lourde tâche d’acheminer notre surplus de matos jusqu’au parking de La Bérarde. Le Sherpa des Alpes, ça existe. Merci Froggy

Lundi 15 devait être notre grand jour, celui pour lequel on était là. Déjà la veille lorsque le bulletin météo était tombé quelques doutes avaient émergé. Rien de totalement alarmant au point de nous faire garder le lit mais une vigilance qu’il allait falloir garder éveillé. Lever 1h30, départ 2h15 direction le col des avalanches et la traversée Sud/Nord de la Barre des Ecrins, voilà l’objectif du séjour. On prend un petit rythme régulier sur la moraine et quand on quitte celle-ci on ne voit pas à 15m, on a beau user des spots de certaines frontales, la nuit noire et le brouillard nous jouent des tours, on ne prend clairement pas le chemin le plus direct mais on poursuit notre progression régulière. A 5h, il fait toujours aussi noir et le brouillard ne semble pas décidé à se lever. 


On est au col des avalanches, il tombe quelques flocons, on patiente quelques minutes et on décide de rebrousser chemin. Ce n’est simplement pas le bon jour. A 6h30 on est de retour au refuge, tout le monde dort, on fait un débriefing du séjour sur la terrasse et on laisse un petit mot à Marie pour lui dire qu’on redescend en vallée. La journée nous aura donné raison, il pleut à seau à partir de la mi-journée et c’est encore pire au sud.

Un gros tri de matos, quelques déposes de jeunes à droite à gauche et on se laisse doucement aller à rêver d’une bonne douche et d’une nuit complète.


Matias : J'ai passé un super stage où j'ai apprécié, tout d'abord, le fait de se rendre dans un coin un peu "délaissé" des touristes, un coin pourtant à la hauteur de tout le massif des Ecrins. 
J'ai également particulièrement aimé pouvoir grimper sur du super rocher, et notamment lors de nos deux grandes voies où l'escalade était très belle. 
Je pense que le fait de nous avoir laissé nous débrouiller sur l'organisation et un peu sur le déroulement de la sortie au Pic Coolidge est une bonne chose pour la suite, lorsque nous devrons nous débrouiller pour nous préparer, seul puis en groupe pour l'expe et pour la recherche d'itinéraires. 
Un peu déçu de ne pas avoir pu faire cette mythique voie de la Barre mais content de ne pas l'avoir faite dans de mauvaises conditions, c'est le genre de voie que je veux faire en ayant la possibilité d'en profiter au maximum, donc ce n'est que partie remise. 
Et pour finir je suis ravi d'avoir pu passer un moment avec vous tous, j'ai bien vu qu'on était motivé pour cette expe et merci à Yann, Philippe,... Et bien sur Frog pour ses qualités remarquables de sherpa. 

Thibault : Ce stage a bien commencé. Malgré « ma fatigue », j’ai apprécié cette première journée en montagne. La montée au refuge s’est faite rapidement. J’ai bien aimé l’initiation à la pose de friends et de coinceurs, d’autant que c’était pour moi la première fois que j’en utilisais. J’ai apprécié la manière dont nous avons fait l’ascension du Coolidge en autonomie avec les conseils de Philippe et Yann. La première grande voie était longue et intéressante. Elle m’ a permis de m’entraîner à la pose de coinceurs dans un terrain d’aventure. La deuxième voie qui était plus courte et mieux équipée était moins intéressante. J’étais motivé pour l’ascension de la Barre des Ecrins et je suis déçu de ne pas avoir pu la réaliser d’autant que c’était l’objectif principal du stage. Le stage s’est déroulé dans une ambiance agréable et je remercie Yann, Philippe et Frog. A l’hiver prochain.

Léo : Ce stage dans les écrins m'a beaucoup plu. Le refuge était agréable, nous avons  été très bien reçu. Ces quelques jours  m'ont permis de faire un bon recap en grande voie et en alpinisme. Malgré des douleurs aux jambes, je suis content d'avoir réussi à tout faire. Très déçu de  ne pas avoir pu faire la barre des écrins.  Peut-être une prochaine fois!!
Je trouve que le groupe s'est bien decoincé . Il y a une bonne ambiance. 
Je suis prêt pour les prochains raids à ski. A plus tout le monde!!! 

Louna : Pour ce 2ème stage estivale, nous sommes retournés dans les Écrins où nous avons passé 4 nuits au refuge Temple Écrins. Nous avons donc pu nous installer confortablement en laissant des affaires le temps de nos courses. J’ai beaucoup apprécié de faire le Coolidge en première de cordée et de devoir chercher l'itinéraire. Ça m’a vraiment mis en situation et je me suis sentie responsable. Je pense que pour progresser c’est la meilleure des solutions. De plus, le paysage était magnifique. Les grandes voies étaient intéressantes surtout «Alice au Pays des merveilles » que nous avons du faire en posant des coinceurs pour nous assurer. Le dernier jour, partir à 2 heures du matin pour tenter l'ascension de la barre des Écrins était merveilleux. Malheureusement le temps n’était pas avec nous et nous avons du faire demi tour, mais ça reste une belle expérience ! Pour finir, j’ai bien aimé l’ambiance du groupe qui s’améliore de stage en stage. Je tiens à remercier Philippe et Yann pour la bonne organisation et pour tout ce qu’ils nous font vivre.

Enzo : J’ai bien aimé ce stage même si j’ai eu un peu de mal à me mettre dans le rythme au début. La grande voie « Alice au pays des merveilles » était très belle. La montée au Pic Coolidge m’a plu car c’était la première fois que je faisais une course en presque autonomie. Il a fallu repérer l’itinéraire et le matériel dont on avait besoin, c’est le fait de se débrouiller seul qui m’a plu. J’ai aussi pu découvrir la pose de coinceurs, ce que j’ignorais avant. Le seul point noir de ce stage était la météo du dernier jour qui nous a fait renoncer à la Barre des Ecrins.
Je me suis régalé et je remercie Yann, Philippe et Frog de nous avoir accompagnés tout au long de ce stage.

lundi 11 mars 2019

Projet Expé 2021#3

3 jeunes du club participent au projet Expé 2021 mis en place par le comité régional PACA. Voici le compte rendu de leur dernier stage.

Lundi 18 février 2019 au matin, nous retrouvons toute notre petite équipe. L’étape du jour n’étant pas si longue, le rendez-vous est fixé à 10h à Castérino.
Pour plusieurs, c’est une découverte du Mercantour.
Les parents de Louna, qui ont covoituré tous les non locaux jusqu’à cette extrémité de l’arc alpin vont rester une partie de la journée avec nous.
C’est donc dans la joie et l’allégresse que notre petite équipée se met en route. Une pause pour midi du côté des lacs jumeaux et c’est l’heure de se séparer.
Yann, Frog, Matias, Louna et ses parents fileront du côté du Ste Marie pendant qu’avec le reste de l’équipe on rejoindra la baisse de Fontanalbe.


Quelques virages dans les pentes des rochers du Basto et on se « laisse glisser », il faudra bien pousser quand même, jusqu’au refuge de Valmasque. 

Le temps d’ouvrir le bâtiment et d’allumer le feu que les copains nous auront rejoint. Les « corvées » commencent alors, aller chercher de la neige pour faire de l’eau, couper du bois, tout le monde met la main à la pâte.
Ce soir on est en autonomie, il a donc fallu porter à manger pour tout le groupe, chacun ayant participé à l’effort collectif. Au repas minestrone chargé en pâtes, compote et chocolat. Une bonne vaisselle et au lit. Malgré le nombre, la nuit sera fraîche.


Mardi 19 février
On commence par remonter le déversoir des lacs gelés en direction du pas de la fous. Le couloir est raide par endroit, les couteaux sont vite de sortie. Le ciel bleu bien présent depuis hier ne nous quittera pas de tout le séjour.



Arrivés au col, on poursuit notre ascension jusqu’au pas est du Clapier point de bascule sur le versant italien. Thomas (un jeune du club) nous rejoint à ce moment et c’est en sa compagnie que nous nous laissons glisser sur le « glacier » du Clapier. Une remontée du couloir ouest, encore une nouvelle petite descente et on rattrape l’itinéraire classique du Clapier que l’on atteint tous ensemble.


La dernière descente sur le refuge de Nice se passe entre neige frittée et neige de printemps. A 14h30 on est à table pour une bonne assiette de pâtes au pistou.
L’après-midi est encore longue et après avoir dégagé quelques tables de la terrasse et donner de la pelle sur l’accès au refuge, on propose aux jeunes un petit exercice DVA. Si certains sont excellents, d’autres ont encore des progrès à faire. Une fois le soleil parti et histoire de se réchauffer un peu, on reprend les pelles pour un exercice de pelletage. Et oui la recherche DVA n’est que la première partie du processus devant permettre de sauver son camarade, on a ensuite le sondage, à ne pas négliger et le pelletage souvent bien plus long, on ne s’y entraîne pas assez et là aussi un peu de méthode ne fait pas de mal.

 
 
Christophe nous chouchoute, soupe de pois cassés, couscous et panna cotta sont au menu. Après une excellente soirée et une vaisselle collective bien menée on file se coucher. Le dortoir ayant été chauffé avant notre arrivée, au moment de se mettre au lit, l’ambiance est tempérée, naturellement Christophe ne fait pas tourner le chauffage la nuit, au matin l’ambiance est plus fraîche et certains regrettent de ne pas avoir pris une couverture de plus.

Mercredi 20 février
Toujours pas un nuage à l’horizon et c’est tant mieux car nous avons une journée bien remplie. On commence par monter au lac long, encore une fois avec le regel nocturne, la première pente est dure et nous sortons les couteaux rapidement. 




Le groupe a pris sa vitesse de croisière et assez rapidement nous arrivons sous le versant est du Balcon du Gélas. Un couloir raide (50°) nous fait sortir les crampons et mettre les skis sur le dos et nous débouchons quelques mètres sous le balcon. 
 
Collectivement, nous décidons de tous monter au sommet du Gélas par le couloir est(45°/50°). Certains prendront leurs skis, d’autres les laisseront au pied. Pour midi, sans une once de vent et sous un soleil printanier, nous mangeons tous au sommet. On pose une petite main courante pour regagner la selle. Les plus téméraires se lanceront dans la descente du couloir est skis aux pieds. Histoire de sécuriser cet apprentissage de la pente raide, les jeunes sont assurés du haut pendant les 40 premiers mètres. Matias, Enzo, Thibaut et Nils skieront le couloir, les autres le redescendront à pied.

 
 
 


Nous filons ensuite vers le pas des Ladres, l’idée étant de perdre le moins de dénivelé possible et un astucieux cheminement nous le permet en nous offrant même du très bon ski. 
 
La chaleur du début d’après midi et la remontée n’est pas simple pour tout le monde. En basculant versant ouest, nous perdons quelques centaines de mètres avant de remonter sur les plages de Trécolpas pour aller chercher un petit collet nous permettant de basculer dans un deuxième joli couloir (35°) qui nous mène directement au refuge de la Cougourde où nous attend Charly.

Après avoir mis les chaussons à sécher et bu un petit coup, les jeunes découvrent la présence d’un Loup Garou dans le refuge. On parle ici du jeu de cartes évidemment. On se retrouve donc tous autour de la table à jouer le rôle d’un villageois ou celui d’un loup garou au gré des parties. Les 1500m de dénivelé de la journée, la soupe, les pâtes, la daube et le gâteau au chocolat n’auront pas eu raison du Loup Garou, même après le repas on remet le couvert.
Pour cette troisième nuit, les jeunes sont plus malins et se couvrent d’avantage, le réveil sera plus agréable.

Jeudi 21 février 2019
Après avoir quitté le refuge à une heure raisonnable, nous gagnons le vallon de baissette puis la cime Guillé en juste 2h. 

Le paysage change, pour les jeunes de la Roya les repères ne sont plus aussi évidents, une chose se maintient c’est la couleur du ciel, bleu. La descente par les balmes du Guillé nous conduit directement à pian della casa del Ré où nous mangeons au soleil avant de remettre les peaux pour une deuxième montée plus longue que prévue. Avant d’arriver au colleto del Valasco, on prendra nos distances pour traverser des pentes raides face à l’Argentera et au Corno Stella. 


La descente sur la casa cascia de Valasco ressemble un peu à la précédente et nous sommes heureux d’avoir un manteau bien stabilisé au dessus de nos têtes (sinon on ne serait pas passé là!). Si le lieu est assez insolite (ancien château de chasse du roi Victor Emmanuel) le repas ne nous a pas laissé de souvenirs impérissables. A défaut de retrouver un vrai Loup Garou, les jeunes improvisent, avec un jeu de cartes normal une partie de Loup Garou. Les 2 seront les villageois, les As les loup-garous, le jocker la petite fille, le valet la voyante et la reine la sorcière. Il n’en fallait pas plus pour rigoler encore une fois.
On profite de l’après repas pour faire le point sur l’avancement du projet. Le ski-alpinisme reste la discipline dans laquelle les jeunes veulent accomplir leur Expé. On discute des destinations, des objectifs, des démarches qu’il faudra faire pour monter le projet. Tout leur semble encore lointain et pourtant il est important de commencer à se le mettre en tête. Deux ans ça passe vite et le jour du départ il faudra être prêt.

Vendredi 22 février
Même si cette 5ème journée a miné le moral de certains, elle garde une importance particulière dans la constitution du groupe. C’est en sortant de sa zone de confort que l’on progresse. Être capable de puiser au plus profond de soi l’énergie nécessaire à poursuivre est important. Être capable de renoncer quand l’envie n’y est plus l’est tout autant. On devait initialement basculer par le col de Valscura et redescendre sur Roviera, renseignements pris auprès du gardien, la descente de cette longue vallée n’était pas garantie. Les plans sont modifiés et nous décidons d’aller au Malinvern. Le dénivelé est plus important mais on est assuré d’avoir de la bonne neige à la descente et de pouvoir se laisser glisser jusqu’à notre lieu de rendez-vous avec les parents. Le rythme est plus lent que les jours précédents, la fatigue se fait sentir. Léo en glissant casse le crochet de sa chaussure, rien d’handicapant mais il faudra bricoler pour la descente. La remontée d’un petit couloir donnant accès au plateau supérieur du Malinvern secoue Louna. Nils en a lui aussi assez.





Pourtant après une petite pause et un peu de motivation tout le monde se remet en route le sommet n’étant qu’à 20minutes. Juste avant de déchausser les skis pour rejoindre le sommet à pied, la neige est dure, c’est exposé et on ne dit pas aux jeunes de mettre leurs couteaux. Les 5 premiers sont passés sans soucis, Léo est à l’arrêt et va mettre ses couteaux, Nils veut le dépasser et glisse. Philippe le rattrapera par le bout du ski. On s’en sort avec une grosse frayeur et une bonne leçon.
Yann et Frog accompagneront tous les jeunes sauf Nils au sommet. Ce dernier se remet de ses émotions avec Philippe.
Pour la descente, on profite d’un tuyau du gardien pour replonger dans un petit couloir (40°) sous la face est du Malinvern. 
Le bas de la descente sent la fin du printemps, la neige est lourde et il n’est pourtant que 13h30. On récupère les affaires qu’on a laissé au refuge et on file sur la piste retrouver Laurent (le papa de Thibaut qui covoiturera tous les non 06 vers chez eux) et Christine pour les autres.
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Jour 1 Castérino - Baisse de Fontanalbe (option sommet du Ste Marie pour Louna et Matias(+/-250m) - refuge non gardé de Valmasque (+1200m/-500m)

Jour 2 Refuge de Valmasque - pas de la Fous, pas est du Clapier - glacier du clapier - pas ouest du Clapier, sommet du clapier refuge de Nice (+/-1150m)

Jour 3 Refuge de Nice - lac long - couloir est des balcon du gélas - couloir est du gélas - gélas - lac mort - collet du lac de fenestre - prairie de fenestre - pas des ladres -combe de trécolpas - plage de trécolpas - refuge de Cougourde (+1550m/-1610m)

Jour 4 Refuge de Cougourde - cime de Guillé - balme de guillé - pian della casa del re - colleto del Valasco - Refuge Valasco (+1650m/-2060m)

Jour 5 Refuge Valasco - Malinvern - Refuge Valasco - Valdieri (+1200m/-1800m)
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Nils
Ce stage est celui que j'ai préféré de tous ceux que l'on a fait jusqu’à présent.
La bonne humeur du groupe, le beau temps et la neige potable étaient au rendez-vous. L’équipe était au complet et il y avait une bonne ambiance. J’ai beaucoup apprécié. Malgré les coups de mou que j’ai eu, ce stage m’a beaucoup plu, avec tous ces passages dans les refuges plus ou moins chaleureux, de belles montées dans des couloirs, les descentes aussi ça m’a beaucoup plu, des passages techniques et des paysages magnifiques.
Merci Philippe, Yann et Frog. A bientôt

Léo
J’ai trouvé cette traversée du Mercantour très bien avec un superbe temps, avec plein de sommets. Les refuges étaient très bien malgré les nuits froides que nous avons passées. Ce sera à refaire avec grand plaisir.

Louna
C'était la première fois que j'allais dans le Mercantour, j'avais hâte de découvrir de nouveaux paysages.
D’un point de vue émotionnel, le stage a été chaotique avec à la fois des supers moments mais aussi des coups de mou. J'ai bien aimé la montée des couloirs et particulièrement la montée au Gelas... Le temps était avec nous: 5 jours de ciel bleu avec des températures d'été qui nous ont bien fatigué . On a passé 4 supers jours avec pas mal de dénivelé et des beaux paysages mais le 5ème jour était je pense de trop, on aurait pu faire un plus petit dénivelé et rester que sur de bons souvenir. A vouloir en faire trop, c'est dans ces moments la que l'on se fait mal et on a pu remarquer à la descente comme à la montée de nombreuses chutes. On en a eu plein les jambes et plein les yeux mais j'aurais souhaité plus de moments d'apprentissage.
Merci à tous .


Matias
Je tient tout d'abord à remercier Yann, Philippe et Frog pour leur super humeur et sympathie, ils nous en on fait baver durant ces 5 jours dans le Mercantour : " là où l'on ski avec vue sur la mer".
Lors de ce raid, j'ai particulièrement apprécié la cohésion au sein du groupe et le fait d'avoir une approche différente des refuges: en hiver.
C'était la première fois que je dormais dans un refuge non gardé et j'ai bien aimé le fait de voir comment s'organiser pour y passer la nuit : chauffage, repas, matériel...Cela pourrait également être sympa de voir comment s'organiser lors de plusieurs jours en autonomie.
Nous avons fait un sommet par jour approchant ou étant à 3000m et j'ai aimé pouvoir voir comment mon corps réagissait dans la durée.
Ce raid restera dans ma mémoire, dans le massif qui, je pensais était plat, mais qui fut bien raide.
À noter: la différence entre une bonne journée en montagne et une excellent journée en montagne : lors d'une excellente journée en montagne, on peut voir la Corse/mer

Enzo
J’ai beaucoup aimé ce stage.
Première nuit en refuge non gardé : ce qui m’a plu, c’est le côté débrouillard : il faut couper le bois, aller chercher la neige pour la faire fondre…
J’ai un peu souffert le 4 eme jour car j’avais des ampoules mais à part ça, le stage s’est bien passé.
Il y a toujours une super ambiance dans le groupe et les étapes toujours aussi belles.
Mon moment préféré du stage a été la montée au Gélas mais surtout la descente dans le couloir en pente raide car ça faisait longtemps que je voulais en faire.
Merci à Yann et Philippe pour ce stage et à l’été prochain !


Thibault
Pour ce stage de ski de rando, j’ai apprécié de passer une nouvelle semaine en compagnie de tout le groupe. Nous avons fait de beaux sommets dans un cadre sauvage, et fait du bon ski même si une neige de qualité n’était pas toujours au rendez-vous. J’ai bien aimé la descente du couloir du Gélas. Les moments passés aux refuges étaient plutôt sympas avec les parties de loups garous. J’attends le stage de cet été avec impatience. Merci à Yann, Philippe et Frog pour tout. A bientôt pour de nouvelles aventures.


Tenzin
Un peu de mal au démarrage, il m'a fallu du temps pour me mettre dans le bain, j’ai dû me remotiver et mettre le moteur en marche comme je savais que les denivs  se succéderaient .  
Au niveau du programme, je ne vais pas mentir, durant l'action il y a des moments où je n'avais pas l'envie, j’avais la flemme et tous ces facteurs qui entrent en jeu me décourageaient, (comme au moment où on a dû repeauter plusieurs fois après le Gélas) mais maintenant en prenant du recul je me dis que ce n'était pas rien et que ce genre d'aventure vaut la peine d'être vécue. Des conditions de neige pas top-top mais s’il y avait eu plus de neige nous n’aurions jamais parcouru autant de deniv, ni les « petites » montées de couloir en crampons ce qui m'a vraiment plus .
Sinon toujours autant de satisfaction d'arriver au sommet et de se dire je l’ai fait. J’ai plus ou moins aimé les nuits en refuge, bonne bouffe même le premier jour !!
Et au niveau du groupe une très bonne cohésion, juste au début un peu de mal à se parler car on devait faire connaissance mais le charme du loup garou nous a réunis.
Pour moi c'était une belle aventure et j'espère revoir tout le monde bientôt sur les sommets.